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ESSOR DU MOBILIER D’ARGENT AU XVIIe SIECLE

Au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, le mobilier en argent était fabriqué que sur les commandes de la cour, des religieux et des séculiers. Ces commandes partaient même à travers l’Europe. Les commanditaires se présentèrent au comptoir de commerces où une salle exposait les œuvres. D’autres commanditaires royaux faisaient venir les orfèvres jusqu’à leur royaume afin de faire leurs commandes.

A VERSAILLES, SOUS LOUIS XIV

Les premières commandes du roi, commencèrent dès 1664 aux meilleurs orfèvres logés aux Galeries du Louvre. Tandis que les ateliers des Gobelins étaient sous la protection royale.

Les commandes étaient destinées à agrémentées les résidences royales temporaires lors de ses déplacements. Puis à Versailles pour marquer la magnificence et le pouvoir royal à l’occasion de bals, des jeux et concerts. Au salon de Mars, la chambre de parade, des pièces de buffet imposantes de deux mètres de haut étaient posées sur le parquet, aux angles de la salle ainsi que des buires (vases médiévaux en forme de cruche dont le col allongé est surmonté d’un couvercle) ciselés de tritons et de figures marines. Quatre grands seaux des Triomphes marins encadraient deux cuvettes aux sirènes. Les lustres et d’autres mobiliers d’argent venaient compléter les pièces grandioses. L’argent massif n’était plus simplement ciselé mais sculpté en ronde-bosse.

Depuis que le roi, Louis XIV ordonna la fonte de l’argent massif en décembre 1689, il ne reste plus aucune pièce de mobilier. Seuls des dessins et tableaux témoignent de ce passé glorieux.

L’ORGANISATION SPECIALISEE A AUSBOURG

Les commandes étaient partagées entre plusieurs maîtres, travaillant en collaboration. Les peintres et dessinateurs fournissaient en outre les projets pour la fabrication du futur mobilier et les ornements en relief d’argent à faire. Des sculpteurs qualifiés des modèles pour les parties en haut relief du mobilier avec la technique dite « de la fonte ». Les menuisiers s’occupaient de fabriquer la structure en bois des meubles. En effet, les plaques en argent façonnées y étaient apposées dessus. L’œuvre achevée portait la marque du Maître orfèvre ainsi que le poinçon de contrôle de l’inspecteur municipal, une pomme de pin, nommée Le « Pyr » à Ausbourg. Ainsi, contrairement au mobilier parisien, les meubles

de Ausbourg n’était pas en argent massif.

A BELVOIR CASTLE (LINCOLNSHIRE)

La mode du mobilier en argent grandissait sous le règne de Charles II en 1660. Puis s’estompa quand Il y eut des difficultés financières au début du XVIIIe siècle. Ce luxe raffiné était destiné notamment aux femmes des cours royales. En 1693, le duc offrait dans son salon japonais, un grand miroir, une table et des guéridons, faits avec des feuilles d’argent. Une immense fontaine en argent avait pour ornement sur son piètement du paon les armoiries de la famille. Des vases et des jarres ressemblant à la porcelaine de Chine étaient destinés à orner les cheminées et les cabinets. Les guéridons, des supports verticaux en laque ou bois précieux plaqués argent, surmontés d’un plateau circulaire où pouvait prendre place une girandole étaient fort répandus dans les demeures de la noblesse.

Référence : Dossier de l’Art, numéro 147

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