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UN ACTE DE COMPOSITION

Deux axes s’échappent de ces deux oeuvres : l’un renvoi à un univers populaire et familier des cafés tabac, d’emblée le ton est donné et l’autre axe est la continuité du domaine préraphaélite où la vision de l’auteur se transpose vers la mythologie.

Extrait du Premier acte (scène d’exposition) du manuscrit de la pièce de théâtre «Viens boire un coup, tchin-tchin !) »

ACTE PREMIER , SCENE PREMIERE.

MAGALIE, CLIENT DANIEL, MONSIEUR BASILE, LEONTINE, MADAME BASILE.

Léontine compte les pourboires au bout du comptoir. A la caisse-tabac, Magalie sert les clients.

MAGALIE. Vous êtes fin connaisseur…Ces cigares ont été faits depuis les années 1848 à la « Habana », par Antonio Allones. Puis, plus tard ces cigares s’appelèrent les Rey Del Mundo….Personnellement, mon père fume ces cigares en corona le soir en se reposant de la journée et l’arôme qui s’en dégage est boisée et mélangée de vanille. En journée, il fume des cigarillos, des cigares plus petits comme les Montecristo.(Le client regarde).

CLIENT DANIEL. Je vais prendre ceux-là. Les cigares pour le soir. Voyez-vous j’aime bien fumer des bons cigares aussi, comme votre père après une dure journée de labeur. Mais moi, je compose des écrits en fumant. Je suis écrivain…Combien ils coûtent ?

MAGALIE. Cent cinquante francs la boîte de vingt- cinq cigares.

CLIENT DANIEL souriant. Allez, si vous me dites qu’ils sentent bon, c’est bon. (Il paye).

MAGALIE. Croyez-moi, vous ne serez pas déçu !

Mr BASILE. Laisse, laisse, la fille le fera...(Les pièces claquent dans les boîtes rouge à pourboires).

LEONTINE en souriant. T’as raison, elle le fera bien. (Elle emporte la boîte à pourboire en la secouant juste sous le nez de Magalie).Tiens, Bibiche ! Tu compteras !

MAGALIE surprise. C’est nouveau “Bibiche”? Mais dis-moi pourquoi ferais-je ton travail ? (Léontine lui tourne le dos.) (Magalie lui met la boîte sur la tête et lui prends la main vers la boîte. Léontine part de l’autre côté du comptoir).

Nathalie Salat

Extrait du poème « LES TITANS », du manuscrit « Le Monde Retrouvé ».

LES TITANS

“Quand nous avons traversé Les Pléiades,

Perles lumineuses du collier de Jade

Egrenées dans l’océan bleu outremer,

Franchi les nuées des Nébuleuses et Crater,

Orange flamboyantes ou d’un rose parme

Couvrant presque tout la céleste Voûte carme,

Pégase hennissait et d’un tire-d’aile

S’enfuit, laissant derrière ses ailes

D’énormes tourbillons étincelants ;

La Grue affolée emporta les Diamants

Du Phénix. Quoi ! La Balance est décrochée !...

Le Peintre suspendit son oeuvre, stupéfié.

Nathalie Salat.

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